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04 juin 2008

Cent ans de procès

histoire

 

Comme dans tous les pays démocratiques, la justice française est rendue en audience publique, et chacun a donc la liberté d'assister à un procès. La justice rendue chaque jour ne s'adresse pas à un seul et même public. Sous la IIIe République, les chambres civiles des tribunaux et de la cour d'appel sont fréquentées avant tout par les professionnels du droit. Les tribunaux connaissent une certaine animation lorsque les parties en cause sont des célébrités du monde artistique et littéraire.

president-delegorgueLe président Delegorgue
Ainsi en 1880, Sarah Bernhardt est condamnée, elle a rompu son contrat avec la Comédie-Française. Comme tous les palais de justice, Paris voit défiler assassins et escrocs : Campi l'assassin (1884) ; Pranzini surnommé le "chéri magnifique", tueur de femmes (1887). Le procès des anarchistes : Ravachol est condamné aux travaux forcés à perpétuité pour avoir fait exploser plusieurs bombes visant une caserne et les demeures de magistrats (1892) ; Vaillant, coupable d'un attentat à la Chambre des députés, est envoyé à l'échafaud (1893). Le Palais de justice est parfois le théâtre de procès d'envergure nationale : le scandale du canal de Panama (1893) ; le procès de Zola devant la cour d'assises (1898) ; Thérèse Humbert (1903) ; Dreyfus est déclaré innocent en 1906 ; madame Steinheil est soupçonnée d'avoir assassiné son mari (1909) ; madame Caillaux, femme du ministre des Finances, a tué monsieur Calmette, directeur du Figaro, elle est acquittée en 1914 ; Mata-Hari, coupable d'espionnage, est condamnée à la peine de mort en 1917 ; le procès de Raoul Villain, l'assassin de Jaurès, a lieu en 1919 ; Stavisky est poursuivi en 1926 pour avoir organisé des vols de titres chez les agents de change, et après sa mort en 1934, vingt de ses complices présumés passent en cour d'assises ; le Russe Gorguloff est le meurtrier du président de la République Paul Doumer (1932) ; Violette Nozières, reconnue coupable d'avoir empoisonné son père, est condamnée à mort (1934) ; Charles Maurras est condamné à huit mois de prison pour avoir appelé au meurtre de Léon Blum (1936) ; le procès du maréchal Pétain a lieu de juillet à août 1945. La première chambre de la cour d'appel fait alors office de salle d'audience de la Haute Cour de justice. Violette Nozières est libérée en 1945. Le docteur Petiot, accusé de l'assassinat de vingt-sept personnes, est condamné à mort en avril 1946. La première chambre de la cour d'appel de Paris est amenée, en 1961, à abriter le Haut Tribunal militaire institué pour juger les généraux Challe et Zeller pour leur participation au putsch d'Alger.

 

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Emile Zola

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Maître Labori

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