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18 janvier 2013

Magistrat, un métier de passion et d’engagement

Devenir magistrat

L’Ecole nationale de la magistrature organise chaque année trois concours d’accès ouverts à des profils variés de candidats. Les inscriptions au premier concours pour les étudiants, au deuxième concours pour les fonctionnaires et au troisième concours sans obligation de diplôme, mais à l’aune de l’expérience professionnelle, sont ouvertes jusqu'au 1er février 2013. Des auditeurs de la promotion 2012, en cours de formation, reviennent sur les motivations qui les ont poussés vers la magistrature.

Défenseur de l'intérêt général, garant des libertés publiques et individuelles, le magistrat exerce un métier à la fois passionnant, exigeant, humain et impliquant un haut niveau de responsabilité.

 

Un magistrat au cœur de la cité

« Le juge participe à la régulation sociale et j’avais envie de travailler pour l’intérêt général », observe Julien Michel, 24 ans, issu du 1er concours. « Un aspect que l’on ne retrouve pas dans toutes les professions du droit. L’avocat, par exemple, protège des intérêts particuliers. »

En choisissant la magistrature, Sarah Olivier, 23 ans, issue du 1er concours, voulait elle aussi « être au service de la société, du citoyen et du bien commun. Faire quelque chose qui a du sens, qui mêle l’intellectuel au concret. » La motivation de la jeune femme relevait aussi un peu d’un « idéal », incarné par « l’attitude du magistrat, à la fois dans le respect et l’écoute, mais aussi dans la fermeté », explique-t-elle.

Vincent Mailly, 35 ans, officier de l’armée de Terre pendant 12 ans, issu du 2ème concours, était également attiré par «la dimension humaine et sociale du métier de magistrat, cette recherche de la réalité profonde des hommes et des femmes que l’on a en face de soi et la diversité des situations humaines que l’on peut rencontrer à travers les différents dossiers. »

Des responsabilités dès le premier poste

« La justice, c’est trancher des litiges. C’est une très grande responsabilité mais dans la justice française, on a tous les outils pour prendre des décisions adaptées», estime Julien Michel.

Sabine Carré, 40 ans, professeur de philosophie pendant 16 ans en classe de terminale, issue du 2ème concours, avoue que « la prise de décision et les responsabilités» faisaient partie de ses motivations pour changer d’orientation. « Avec l’âge, j’aspirais à accéder à un autre degré de responsabilités que lorsque j’étais enseignante», confie-t-elle.

« C’est une dimension qui me plaisait beaucoup dans mon ancien métier d’officier », ajoute Vincent Mailly. « Dans la magistrature, j’ai retrouvé ces responsabilités, qui peuvent s’exercer sur différents plans et à différentes positions : soit au parquet, en tant que défenseur de la société, soit en tant que juge du siège, en tant que pacificateur. »

Une grande mobilité fonctionnelle

Autre motivation souvent mise en avant par les candidats aux concours de la magistrature : la mobilité fonctionnelle. « A partir du moment où l’on entre dans la magistrature, on a un choix assez incroyable », note Sarah Olivier. « Outre la diversité de fonctions, on peut aussi avoir une mission à la chancellerie, travailler au secrétariat général d’un tribunal, être détaché à l’étranger dans une  institution internationale, être formateur à l’ENM…  », fait remarquer la jeune femme.

« C’est un métier qui offre beaucoup d’opportunités et de perspectives », ajoute Vincent Tridon, 32 ans, journaliste, issu du 3ème concours. « Le changement de fonctions est très bien organisé. En outre, la formation continue permet de se remettre à niveau, de continuer à progresser. On peut choisir entre une carrière très mobile ou, au contraire, plus sédentaire. Mais toujours dans un souci d’indépendance, il faut peut-être éviter de rester 20 ans au même endroit. Le magistrat doit être au cœur de la cité, mais quand il revêt sa robe et prend ses décisions, il doit réussir à « être indépendant de soi-même », comme disait Badinter », relève-t-il.

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